À propos
  1.   /  Pourquoi Everest

Pourquoi ce nom pour notre entreprise?

Voilà une question qui nous est fréquemment posée. Outre le lien évident avec la montagne et le contrôle de procédés, il y a là une histoire fascinante…

Comme tout le monde le sait, Everest est le nom du point culminant du globe. Eh bien! Vous l'avez... C'est de là qu'a été tiré le nom de la compagnie.

Situé entre le Népal et le Tibet, soit à quelques miles à peine de la ville de Québec, le mont atteint 8 848 mètres au-dessus du niveau de l'océan. Tenzing Norguay et Sir Edmund Hillary qui ont fait l'ascension du versant sud-est de l'Everest le 29 mai 1953 ont été les premiers à réaliser cet exploit. Depuis, plusieurs ont tenté l'aventure. Certains ont réussi à atteindre leur objectif alors que d'autres ont malheureusement échoué. Ceci est l'histoire de l'un de ceux-là.

Si Everest Automation a vu le jour, c'est en grande partie grâce au travail acharné et à la vision d'avenir des gens qui ont mis sur pied les deux compagnies qui, plus tard, devaient être fusionnées pour devenir Everest Automation. L'une de ces compagnies, Canada Panel Instruments, a été fondée en 1971 par Matthias Maier (que nous qualifierons désormais de
« Sir Matt »).

Pendant 30 ans, Sir Matt n'a pas épargné ses efforts pour bâtir une compagnie qui constitue une partie des assises sur lesquelles Everest a elle-même été bâtie. En 1997, Sir Matt, alors âgé de 59 ans (croyez-le ou non, il n'a encore que 59 ans aujourd'hui...), a décidé de s'attaquer au plus grand défi de sa vie : celui de conquérir l'Everest. Pour être parfaitement honnête, il faut reconnaître que le mont Everest était le seul endroit du globe où Wika avait encore besoin de représentation. L'aventure débute bien innocemment pour devenir un plus grand défi que ce à quoi il s'attendait…

Sir Matt et son ami de longue date, le comptable Dan Marteinson (le grand rêve de Dan étant de pouvoir compter la montagne et inscrire le résultat dans son « grand livre »), se préparent pour effectuer une excursion d'un mois qui les amènera à Hong Kong, à Singapour, au Népal puis enfin au camp de base du mont Everest. C'était, du moins le croyaient-ils à ce moment, leur destination finale!

Au début, le voyage se déroule tel que prévu. Leur périple à travers l'Asie leur permet de vivre des expériences à la fois exotiques, enrichissantes et stimulantes. Matt devient l'ami de marchands locaux et leur enseigne les ficelles de la sous-distribution. De son côté, Dan se pratique à comptabiliser de gros objets.

Au Népal, Sir Matt et Dan prennent un repas copieux mais étrange. En fait, ils ne savent pas trop sur quoi ils mettent la dent, mais ils sont bien décidés à s'habituer aux traditions locales qu'ils veulent expérimenter à fond. Ils se rendent donc au service à l'auto et passent leur commande. Malheureusement, le lendemain, Sir Matt commence à être incommodé par ce qu'il a mangé la veille. À un point tel que Dan lui recommande d'aller consulter un médecin.

Le diagnostic : un petit virus. Pas de quoi se tracasser selon le médecin qui lui prescrit un antibiotique à prendre pendant cinq jours. Sir Matt qui, soit dit en passant, déteste prendre tout médicament qui ne se mastique pas pour faire des « ballounes », accepte son triste sort dans le but de ne pas compromettre l'excursion qui constitue le rêve de sa vie et qu'il attend depuis si longtemps.

Le jour suivant, il se sent déjà mieux et les deux amis peuvent entamer leur aventure.

Après une rencontre avec leurs sherpas, des instructions sont données à Sir Matt, Dan et une dizaine d'autres personnes qui partagent leur expérience. Une semaine de trekking est nécessaire pour atteindre le camp de base du mont Everest, celui-ci étant situé à 5 500 mètres d'altitude.

À mi-chemin, Matt commence à se sentir mal. Il a des haut-le-cœur et une toux agaçante. Croyant que c'est normal en raison de l'altitude, il continue l'ascension. À mesure que les jours passent, il respire de plus en plus difficilement jusqu'au point où chaque bouffée d'air qu'il inspire est accompagnée de quintes de toux et de sifflements. Au moment où ils atteignent le camp de base, les nuits sont longues et dangereuses, entrecoupées de véritables crises de panique de la part des grimpeurs qui se réveillent en sursaut soit à la recherche d'un peu d'oxygène à respirer, oxygène qui se fait rare, soit en essayant d'agripper leur portefeuille qui a disparu.

Au cours d'une de ces nuits sombres, une belle alpiniste qui dort auprès de Matt se réveille en état de panique. Pour remplir ses poumons assoiffés, elle essaie en vain d'avaler quelques bouffées de cet oxygène qui se fait rare. « Je n'y suis pour rien », dit Sir Matt d'une respiration sifflante au personnel médical qui se dépêche d'amener la malheureuse sous la tente à oxygène.

À partir de ce moment, le manque flagrant d'oxygène commence vraiment à miner aux deux amis. « Je ne crois pas que je serai capable d'aller plus loin », siffle Sir Matt. « Je parie que vous pouvez le faire », de répondre Dan.

Lorsque Matt se met en route pour le camp 2 avec son indéfectible sherpa, il entend Dan s'exclamer triomphalement : « Et de un! ». Sir Matt est à environ 100 mètres du camp numéro 2, situé à une altitude de 6 150 mètres, lorsqu'il doit rebrousser chemin en apprenant que là-haut, ils n'acceptent que la carte Visa!

Avec sa santé défaillante et son American Express, Sir Matt, accompagné de Dan, entreprend le laborieux trekking qui le ramènera au bas de la montagne. Les sherpas sont étonnés de sa vigueur, ceux-ci ayant tous perdu de l'argent en pariant qu'il ne se rendrait pas au camp de base!

Sir Matt, qui n'est pas homme à couper court à l'aventure, passe plusieurs jours de convalescence à Singapour. Souffrant d'une bronchite, d'une pneumonie double et des pratiques comptables de son ami, Sir Matt réalise qu'il ne peut plus reprendre le même vieil emploi, pour vendre le même vieil équipement, aux mêmes vieux clients. À la place, il aimerait vraiment mieux jouer la même bonne vieille partie de golf, sur le même bon vieux parcours de golf, avec les mêmes bons vieux partenaires.

C'est pour cette raison qu'à son retour, il vend sa compagnie et qu'Everest Automation voit le jour!